Création de l'amortissement « Robien » pour l'investissement locatif dans le neuf
L'article 91 de la loi urbanisme et habitat crée le h du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts : pour les logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement à compter du 3 avril 2003, ou construits, transformés ou réhabilités à partir de cette date, le propriétaire peut déduire de ses revenus fonciers un amortissement de 8 % du prix pendant cinq ans puis de 2,5 % pendant quatre ans, soit 50 % en neuf ans. Il s'engage à louer le logement nu pendant au moins neuf ans comme résidence principale du locataire, avec un loyer plafonné par décret ; aucun plafond de ressources du locataire n'est prévu. À l'issue, l'amortissement peut être prolongé de deux périodes de trois ans à 2,5 % par an. L'article 31 bis ouvre l'avantage aux associés de sociétés civiles de placement immobilier, sur 95 % de leur souscription. L'ancien amortissement « Besson » est fermé aux acquisitions réalisées après le 2 avril 2003.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Un particulier qui achète un logement neuf pour le louer peut déduire de ses loyers imposables 8 % du prix chaque année pendant cinq ans, puis 2,5 % pendant quatre ans, en contrepartie d'un engagement de location de neuf ans à loyer plafonné. Aucun chiffrage officiel spécifique n'a été identifié.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)