Bouclier fiscal à 60 % des revenus : premières restitutions en 2007
L'article 74 de la loi de finances pour 2006 crée le « bouclier fiscal » (article 1er et article 1649-0 A du code général des impôts) : les impôts directs payés par un contribuable (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune, taxes foncières et taxe d'habitation de la résidence principale) ne peuvent excéder 60 % de ses revenus de l'année précédente. La fraction excédentaire ouvre droit à restitution, acquis au 1er janvier suivant l'année du paiement des impositions. Le dispositif s'applique aux impositions payées à compter du 1er janvier 2006 : les premières restitutions ont donc été demandées en 2007. La restitution devait être partagée entre l'État et les collectivités au prorata des impositions ; la loi TEPA (article 11, III) l'a mise entièrement à la charge de l'État, rétroactivement pour les impositions payées à compter du 1er janvier 2006. La loi TEPA du 21 août 2007 a abaissé le seuil à 50 % et intégré les prélèvements sociaux pour les impositions suivantes ; le bouclier a été supprimé par la loi de finances rectificative du 29 juillet 2011.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les contribuables dont les impôts directs payés en 2006 dépassaient 60 % de leurs revenus de 2005, ménages modestes fortement imposés localement comme redevables de l'ISF à faibles revenus, pouvaient obtenir le remboursement de l'excédent. Le coût, estimé à 400 millions d'euros, a été révisé en 2007 à une fourchette de 120 à 250 millions d'euros, 2 780 contribuables ayant exercé leur droit au 30 juin 2007 pour environ 93 000 bénéficiaires potentiels.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)