Contribution pour l'aide juridique de 35 € par instance
L'article 54 de la loi de finances rectificative du 29 juillet 2011 crée une contribution pour l'aide juridique de 35 € due par la partie qui introduit une instance en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire, ou une instance devant une juridiction administrative (article 1635 bis Q du code général des impôts). Les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle, l'État et certaines procédures (surendettement, procédures collectives, contentieux des étrangers, référé-liberté, juge des enfants, etc.) en sont exonérés. Le produit est affecté au Conseil national des barreaux pour financer l'aide juridique, notamment l'intervention de l'avocat en garde à vue. La contribution s'applique aux instances introduites à compter du 1er octobre 2011 ; un décret du 28 septembre 2011 en précise les modalités. Elle a été supprimée pour les instances introduites à compter du 1er janvier 2014.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les justiciables qui saisissent une juridiction civile ou administrative paient 35 € par instance, par timbre fiscal ou par voie électronique, sauf exonération. Selon le rapport du Sénat, le rendement attendu était de 87,5 millions d'euros en année pleine.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Publication au Journal officiel
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)
Conseil des ministres
Validation interne