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Création de la contribution au développement de l'apprentissage au profit des régions

L'article 37 de la loi de finances pour 2005 crée l'article 1599 quinquies A du code général des impôts : une contribution au développement de l'apprentissage, additionnelle à la taxe d'apprentissage, est due par les redevables de celle-ci sur la même assiette. Son taux est de 0,06 % des rémunérations versées en 2004, 0,12 % de celles versées en 2005 et 0,18 % à compter de 2006, sans dépenses libératoires. Elle est versée aux organismes collecteurs avant le 1er mars de l'année suivante et son produit est reversé aux fonds régionaux de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue. En contrepartie, la dotation de décentralisation versée aux régions pour la formation professionnelle est réduite de 197,92 millions d'euros en 2005, 395,84 millions en 2006 et 593,76 millions à partir de 2007. L'article crée aussi le Fonds national de développement et de modernisation de l'apprentissage. La contribution a été fusionnée avec la taxe d'apprentissage en 2014.

À l'origine de la mesure

InitiateurGVT
Nicolas Sarkozy
Gouvernement
Impact sur les finances publiques
Rapporte 197 M€/ancoût total du dispositif · estimation 2005 · Collectivités locales
Source du chiffrage : Sénat, rapport général n° 74 (2004-2005), tome III, annexe 34 (travail et emploi), examen de l'article 75 rattaché (Chiffre officiel indirect)

Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.

Date d'effet
1er janvier 2005

Impact de la mesure

Entreprises redevables de la taxe d'apprentissage : prélèvement supplémentaire de 0,06 % puis 0,12 % et 0,18 % de la masse salariale, affecté aux régions en remplacement d'une dotation de l'État. Prélèvement estimé à 197 millions d'euros pour la première année.

Références officielles

Numéro de loi : Loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 (LF 2005), art. 37
JO : JORF n° 304 du 31 décembre 2004

Chronologie de la procédure

Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.

100 %
8 / 8 étapes
Complété
1er janvier 2005

Mise en œuvre administrative

Application

Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration

Contribution due sur les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2004, versée avant le 1er mars 2005 pour la première année (taux de 0,06 %).
Complété
30 décembre 2004

Signature Président de la République

Promulgation

Publication au Journal officiel

Promulgation de la loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005, publiée au JORF n° 304 du 31 décembre 2004.
Complété
29 décembre 2004

Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel

Contrôle constitutionnel

Décision de conformité / censure partielle

Décision du Conseil constitutionnel n° 2004-511 DC du 29 décembre 2004 (partiellement conforme).
Complété
20 décembre 2004

Assemblée nationale a le dernier mot

Parcours parlementaire

Si échec CMP

Résultat du vote
Adopté
Adoption des conclusions de la CMP par l'Assemblée nationale le 20 décembre 2004, puis adoption définitive par le Sénat le 22 décembre 2004.
Complété
16 décembre 2004

Commission mixte paritaire (CMP)

Parcours parlementaire

Désaccord éventuel

Commission mixte paritaire (rapports AN n° 1992 et Sénat n° 125).
Complété
14 décembre 2004

Débat et vote

Parcours parlementaire
Résultat du vote
Adopté
Adoption en première lecture par le Sénat (texte n° 34, 2004-2005).
Complété
23 novembre 2004

Débat et vote

Parcours parlementaire

Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)

Résultat du vote
Adopté
Adoption en première lecture par l'Assemblée nationale (première partie le 26 octobre, ensemble le 23 novembre 2004 selon les travaux préparatoires publiés au JO).
Complété
22 septembre 2004

Transmission Assemblée nationale

Parcours parlementaire
Acteurs
Nicolas Sarkozy
Dépôt du projet de loi de finances pour 2005 (n° 1800) à l'Assemblée nationale par Nicolas Sarkozy, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.