Création du malus automobile : taxe additionnelle à la carte grise des voitures les plus émettrices de CO2
L'article 63 de la loi de finances rectificative pour 2007 crée l'article 1011 bis du code général des impôts : une taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation, due lors de la première immatriculation en France d'une voiture particulière. Pour les véhicules ayant fait l'objet d'une réception communautaire, elle dépend des émissions de CO2 ; le barème 2008 est de 0 euro jusqu'à 160 g/km, 200 euros de 161 à 165 g, 750 euros de 166 à 200 g, 1 600 euros de 201 à 250 g et 2 600 euros au-delà, avec des seuils abaissés chaque année jusqu'en 2012. Les autres véhicules sont taxés selon la puissance fiscale : 750 euros de 8 à 11 CV, 1 600 euros de 12 à 16 CV, 2 600 euros au-delà. La taxe est réduite d'un dixième par année depuis l'immatriculation à l'étranger. Le même article crée un fonds d'aide à l'acquisition de véhicules propres financé par la taxe et supprime le crédit d'impôt « véhicules propres » à compter des revenus de 2008.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les acheteurs de voitures neuves émettant plus de 160 g de CO2 par kilomètre paient une taxe de 200 à 2 600 euros à l'immatriculation ; le produit finance le bonus versé à l'achat de véhicules peu émetteurs. Selon le rapport du Sénat, les recettes du malus étaient estimées à 462 millions d'euros par an et le coût du bonus et du superbonus à 460 millions d'euros.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)