Création du régime des sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC) : exonération d'impôt sur les sociétés contre distribution
L'article 11 de la loi de finances pour 2003 crée l'article 208 C du code général des impôts. Les sociétés foncières cotées sur un marché réglementé français, au capital d'au moins 15 millions d'euros, et leurs filiales détenues à 95 % peuvent opter pour l'exonération d'impôt sur les sociétés des bénéfices tirés de la location d'immeubles et des plus-values de cession, à condition de distribuer 85 % des bénéfices locatifs avant la fin de l'exercice suivant et 50 % des plus-values avant la fin du deuxième exercice suivant. L'entrée dans le régime entraîne l'imposition des plus-values latentes au taux de 16,5 % (« exit tax »), payable par quarts sur quatre ans. L'option, irrévocable, devait être notifiée avant le 30 septembre 2003 pour l'exercice clos en 2003. Le régime résulte d'un amendement de la commission des finances du Sénat présenté par Philippe Marini.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Concerne une quinzaine de sociétés foncières cotées et leurs actionnaires, imposés sur les dividendes distribués. Selon le rapporteur général du Sénat, l'imposition de sortie rapporterait près de 400 millions d'euros par an pendant quatre ans à compter de 2003, soit environ 1,5 milliard d'euros au total.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)