Crédit d'impôt pour le rachat d'une entreprise par ses salariés
L'article 38 de la loi du 30 décembre 2006 crée un crédit d'impôt sur les sociétés (article 220 nonies du code général des impôts) pour les sociétés constituées exclusivement pour racheter tout ou partie d'une entreprise par ses salariés. Le crédit est égal, chaque année, à l'impôt sur les sociétés payé par la société rachetée l'exercice précédent, au prorata des droits détenus indirectement par les salariés, dans la limite des intérêts des emprunts contractés pour le rachat. Les droits de vote de la société de reprise doivent être détenus par au moins quinze salariés de la société rachetée, ou 30 % des salariés si l'effectif ne dépasse pas cinquante, et l'opération doit faire l'objet d'un accord d'entreprise. L'article exonère aussi de droits d'enregistrement l'acquisition des titres et enregistre gratuitement les apports. Les obligations déclaratives ont été fixées par le décret n° 2007-1505 du 19 octobre 2007.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Les salariés qui reprennent leur entreprise via une société holding voient une partie du coût de l'emprunt de reprise couverte par un crédit d'impôt calculé sur l'impôt de la société rachetée, et l'achat des titres est exonéré de droits d'enregistrement.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)