Crédit de taxe professionnelle de 1 000 € par salarié dans les zones d'emploi en grande difficulté face aux délocalisations
L'article 28 de la loi de finances pour 2005 crée l'article 1647 C sexies du code général des impôts. Les établissements industriels et certains établissements de services situés dans une zone d'emploi reconnue chaque année par voie réglementaire en grande difficulté au regard des délocalisations bénéficient d'un crédit de taxe professionnelle, pris en charge par l'État, de 1 000 € par salarié employé depuis au moins un an. Les zones retenues sont, d'une part, vingt zones dont le taux de chômage dépasse de deux points la moyenne nationale et où l'emploi salarié industriel atteint au moins 10 %, d'autre part des zones touchées par des restructurations industrielles en cours ; le Conseil constitutionnel (décision n° 2004-511 DC) a censuré la limite de dix zones prévue pour ce second critère. Le crédit est limité par la règle européenne des aides de minimis, exclut l'automobile, la construction navale, les fibres synthétiques et la sidérurgie, et doit être reversé si les emplois sont transférés hors de l'Espace économique européen. Il s'applique aux impositions établies au titre de 2005 à 2011.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Un établissement de 100 salariés situé dans une zone éligible voit sa taxe professionnelle réduite de 100 000 €, dans la limite du plafond des aides de minimis.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle