Division par deux de la CVAE par suppression de la part régionale
Dans le cadre de la baisse des impôts de production du plan de relance, l'article 8 de la loi de finances pour 2021 divise par deux la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) en supprimant la part jusque-là affectée aux régions. Le taux théorique d'imposition passe de 1,5 % à 0,75 % de la valeur ajoutée et chaque taux du barème progressif est divisé par deux ; le dégrèvement complémentaire des entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 2 millions d'euros passe de 1 000 € à 500 € et la cotisation minimale de 250 € à 125 €. Le taux de la taxe additionnelle à la CVAE affectée aux chambres de commerce et d'industrie est porté à 3,46 % pour maintenir son produit. Les régions reçoivent en compensation une fraction du produit net de la TVA égale à la CVAE perçue en 2020 ; la part restante de CVAE est répartie à 53 % pour le bloc communal et 47 % pour les départements.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les entreprises redevables de la CVAE (chiffre d'affaires supérieur à 500 000 €) paient deux fois moins de cotisation à partir de la CVAE due au titre de 2021. Selon le rapport de la commission des finances du Sénat, établi à partir de l'évaluation préalable, la suppression de la part régionale représente une baisse d'impôt de 7,2 Md€ pour les entreprises, prise en charge par l'État au moyen de la fraction de TVA versée aux régions.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Conseil des ministres
Validation interne