ExonérationProposéeImpôt sur le revenuNational

Exonération d'impôt sur le revenu des pensions alimentaires perçues pour l'entretien des enfants

Article additionnel adopté par l'Assemblée nationale en première lecture. Un alinéa ajouté à l'article 80 septies du CGI prévoit que les sommes perçues par un parent au titre de la contribution de l'autre parent à l'entretien et à l'éducation d'un enfant (articles 371-2, 373-2-2 et 373-2-5 du code civil) ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu. Applicable à compter de l'imposition des revenus de 2026. La déduction dont bénéficie le parent qui verse la pension n'est pas modifiée par l'amendement.

À l'origine de la mesure

InitiateurEPR
Gabriel Attal
Ensemble pour la République
Impact sur les finances publiques

Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.

Date d'effet
31 décembre 2026

Impact de la mesure

Concerne les parents séparés qui perçoivent une pension alimentaire pour leurs enfants, en majorité des familles monoparentales : ces sommes ne seraient plus ajoutées à leur revenu imposable dès les revenus de 2026.

Références officielles

Numéro de loi : PLF 2027 (AN n° 3210), art. additionnel après l'art. 3 (amdt n° I-3648)

Sources

15 octobre 2026
1er octobre 2026

Positions exprimées

Déclarations publiques des parlementaires sur cette mesure · 7 déclarations

  • Marie-Pierre RixainEPRPourDébat parlementaire
    « La mère qui assume cette charge fiscale bénéficie par ailleurs d’un quotient familial qui, lui, est plafonné. Le dispositif en vigueur est donc totalement injuste. »
  • Eva SasECOSPourDébat parlementaire
    « Le groupe Écologiste et social est favorable à ces amendements, qui exonèrent d’impôt sur le revenu les pensions alimentaires versées, avec une préférence pour ceux qui suppriment de surcroît la déduction pour le parent qui les verse. »
  • Charles de CoursonLIOTNuancéDébat parlementaire
    « Si le droit doit changer, il faut changer des deux côtés ; autrement dit, si on ne fiscalise plus du côté de la personne qui reçoit, il faut rendre les sommes non déductibles du côté de celle qui les verse. »
  • Marie-Christine DallozDRNuancéDébat parlementaire
    « Des solutions intéressantes existent cependant, que M. le ministre a évoquées : déplafonner, par exemple, le quotient familial pour la personne qui perçoit la pension alimentaire. Vous risquez sinon de fragiliser les bénéficiaires des pensions alimentaires. »
  • Marianne MaximiLFI-NFPPourDébat parlementaire
    « Nous ne cesserons de le répéter : la pension alimentaire n’est pas un revenu, mais la contribution du parent non gardien »
  • Estelle MercierSOCPourDébat parlementaire
    « Imposer la pension alimentaire, c’est taxer deux fois la même dépense ; c’est infliger une double peine aux parents gardiens qui sont déjà parfois dans des situations délicates. »
  • Gabriel AttalEPRPourAmendement
    « Cet amendement a un objectif simple : ne plus intégrer la pension alimentaire au revenu imposable du parent qui la perçoit. La pension n'est pas un revenu personnel. »

Ces déclarations sont reproduites mot pour mot avec leur source et leur date. Elles sont distinctes des votes : seul le vote compte dans l'analyse des orientations politiques. Une position peut avoir évolué depuis.

Une citation est inexacte ou sortie de son contexte ? Signalez-la via la page contact.

Chronologie de la procédure

Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.

67 %
2 / 3 étapes
En attente
20 octobre 2026

Débat et vote

Parcours parlementaire

Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)

Vote solennel prévu à l'Assemblée nationale sur la première partie du projet de loi
Complété
15 octobre 2026

Débat et vote

Parcours parlementaire

Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)

Résultat du vote
Adopté
Amendement n° I-3648 adopté le 15 octobre 2026 en séance publique, à main levée, sans scrutin public, portant article additionnel après l'article 3. Adopté à main levée, sans scrutin public. Avis favorable de la commission des finances, défavorable du Gouvernement (David Amiel), qui a proposé de retravailler le sujet pendant la navette.
Complété
1er octobre 2026

Conseil des ministres

Validation interne

Validation interne

Présentation du PLF 2027 en Conseil des ministres et dépôt à l'Assemblée nationale