Garantie « émeutes » obligatoire dans les contrats d'assurance de biens et contribution de solidarité des assureurs
L'article 171 de la loi de finances pour 2026 rend obligatoire, dans les contrats d'assurance de dommages aux biens situés en France et aux véhicules terrestres à moteur, une garantie contre les effets des émeutes, constatées par une commission de qualification. Il crée un fonds de mutualisation des risques résultant d'émeutes, géré par la Caisse centrale de réassurance, auquel les assureurs peuvent céder ces risques contre une rétribution. Le fonds est financé par cette rétribution et par une contribution de solidarité des assureurs, plafonnée à 1,5 % des primes d'assurance dommages, et bénéficie de la garantie de l'État. L'entrée en vigueur dépend d'un décret.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Les contrats d'assurance de biens et les contrats automobiles des particuliers, des entreprises et des collectivités devront couvrir les dommages matériels directs causés par une émeute reconnue par une commission de qualification, ainsi que les pertes d'exploitation lorsque le contrat les couvre. Les assureurs verseront une contribution de solidarité, dont le taux est fixé par arrêté dans la limite de 1,5 % des primes ou cotisations nettes d'assurance des véhicules, des dommages aux biens et des pertes d'exploitation ; la loi ne dit pas si elle sera répercutée sur les assurés. La garantie de l'État au fonds est plafonnée chaque année au plus bas de dix fois ses recettes prévues et de 4 milliards d'euros ; la garantie de l'État à la Caisse centrale de réassurance est plafonnée à 3,25 milliards d'euros par an ; les avances de l'État au fonds ne peuvent dépasser 1 milliard d'euros au total. Les décrets et arrêtés d'application n'étaient pas publiés au 28 octobre 2026 ; selon la presse, les projets présentés en octobre 2026 prévoient un taux de 0,8 % et une application au 1er janvier 2027.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP