Généralisation du revenu de solidarité active (RSA) en remplacement du RMI et de l'API
La loi du 1er décembre 2008 institue le revenu de solidarité active, qui remplace le revenu minimum d'insertion, l'allocation de parent isolé et les mécanismes d'intéressement à la reprise d'activité. Le RSA garantit un revenu minimum aux personnes sans ressources (RSA « socle ») et complète les revenus d'activité des travailleurs aux ressources modestes (RSA « activité »). Le décret n° 2009-404 du 15 avril 2009 fixe le montant forfaitaire à 454,63 euros par mois pour une personne seule et retient 62 % des revenus professionnels du foyer dans le calcul. La loi et le décret entrent en vigueur le 1er juin 2009 en métropole ; dans les départements d'outre-mer et à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, la loi s'applique au plus tard le 1er janvier 2011.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les allocataires du RMI et de l'API basculent dans le RSA au 1er juin 2009 sans nouvelle demande. Les personnes en emploi aux revenus modestes peuvent percevoir un complément de revenu : lorsque leurs revenus d'activité augmentent de 100 euros, le RSA ne diminue que de 38 euros. Selon le rapport de la commission des affaires sociales du Sénat, le surcoût pour l'État est estimé à 1,5 milliard d'euros, financé par une contribution additionnelle de 1,1 % sur les revenus du patrimoine et de placement.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Publication au Journal officiel
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)