Nouvelle rédaction du régime fiscal des indemnités de rupture du contrat de travail
L'article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2006 réécrit le 1 de l'article 80 duodecies du code général des impôts. Toute indemnité versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail est imposable, sauf : les indemnités prévues à l'article L. 122-14-4 du code du travail ; les indemnités versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi ; la fraction des autres indemnités de licenciement qui n'excède pas deux fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente ou 50 % de l'indemnité, dans la limite de six plafonds annuels de la sécurité sociale, ou le montant conventionnel ou légal s'il est supérieur ; et, pour les indemnités de mise à la retraite, la même fraction dans la limite de cinq plafonds. Selon le rapport du Sénat, la fraction exonérée des indemnités de licenciement versées hors plan social était jusque-là plafonnée à la moitié de la première tranche du barème de l'ISF (360 000 €) et celle des indemnités de mise à la retraite au quart de cette tranche (180 000 €) : la réforme abaisse donc ces plafonds. Ces règles s'appliquent aux ruptures notifiées à compter du 1er janvier 2006. Le régime a été modifié à plusieurs reprises depuis.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Les salariés licenciés ou mis à la retraite dont la rupture est notifiée à partir du 1er janvier 2006 paient l'impôt sur le revenu sur la part de leur indemnité au-delà des seuils exonérés (six plafonds de la sécurité sociale pour un licenciement, cinq pour une mise à la retraite, sauf montant légal ou conventionnel supérieur).
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle