Refonte de la taxe forfaitaire sur les cessions de métaux précieux, bijoux et objets d'art
L'article 68 de la loi de finances rectificative pour 2005 remplace les articles 150 V bis à 150 V sexies du code général des impôts par les articles 150 VI à 150 VM. La taxe forfaitaire sur les cessions et exportations hors de l'Union européenne reste fixée à 7,5 % du prix pour les métaux précieux et à 4,5 % pour les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité. La réforme exonère les cessions d'objets d'art réalisées par des vendeurs non domiciliés en France, maintient l'exonération des ventes d'objets d'art n'excédant pas 5 000 € et des ventes aux musées, bibliothèques et services d'archives publics, ouvre aux vendeurs de métaux précieux l'option pour le régime de droit commun des plus-values et confie la déclaration et le paiement à l'intermédiaire domicilié en France lorsqu'il participe à la transaction. Elle s'applique aux cessions et exportations réalisées à compter du 1er janvier 2006.
À l'origine de la mesure
Aucun chiffrage officiel trouvé pour cette mesure.
Impact de la mesure
Les vendeurs d'objets d'art non-résidents ne paient plus la taxe, les vendeurs de métaux précieux peuvent opter pour l'imposition de leur plus-value réelle, et les formalités passent par les intermédiaires. Le rapport du Sénat ne chiffre pas l'effet de la réforme ; le produit de la taxe était de 34 millions d'euros en 2003.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Assemblée nationale a le dernier mot
Si échec CMP
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)