Suppression de l'abattement de 15 points pour les particuliers employeurs et de l'exonération des prestataires de services à la personne
L'article 200 de la loi de finances pour 2011 supprime deux allègements de cotisations patronales dans les services à la personne. D'une part, les particuliers employeurs qui déclaraient leur salarié sur le salaire réel bénéficiaient d'une réduction de quinze points des cotisations patronales de sécurité sociale (article L. 133-7 du code de la sécurité sociale) : cette réduction est supprimée. D'autre part, l'exonération spécifique accordée aux organismes et entreprises de services à la personne agréés ou déclarés pour leurs interventions auprès des publics non fragiles (III bis de l'article L. 241-10) est abrogée ; ces prestataires relèvent désormais des allègements généraux sur les bas salaires. Les exonérations au bénéfice des publics fragiles (personnes âgées, dépendantes, handicapées) sont maintenues. L'article s'applique aux cotisations dues à compter du 1er janvier 2011.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les particuliers employeurs déclarant au salaire réel et les prestataires intervenant auprès de publics non fragiles paient davantage de cotisations patronales. Selon la commission des finances du Sénat, le gain pour l'État, qui compensait ces exonérations à la sécurité sociale, était évalué à 460 millions d'euros en 2011.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel
Décision de conformité / censure partielle
Commission mixte paritaire (CMP)
Désaccord éventuel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)
Conseil des ministres
Validation interne