Baisse de taxeTerminéeFiscalité locale des entreprisesNational

Taxe professionnelle des titulaires de BNC de moins de cinq salariés : fraction imposable des recettes ramenée de 10 % à 6 %

L'article 26 de la loi de finances pour 2003 complète le 2° de l'article 1467 du code général des impôts : pour les titulaires de bénéfices non commerciaux, agents d'affaires et intermédiaires de commerce employant moins de cinq salariés, la fraction des recettes retenue dans la base de taxe professionnelle, de 10 % en 2002, est fixée à 9 % en 2003, 8 % en 2004 et 6 % à compter de 2005. La perte de recettes des collectivités locales et de leurs groupements est compensée par un prélèvement sur les recettes de l'État. Le projet du gouvernement prévoyait une baisse jusqu'en 2006 ; l'Assemblée nationale, à l'initiative de sa commission des finances, a avancé d'un an la fin de la réforme.

À l'origine de la mesure

InitiateurGVT
Alain Lambert
Gouvernement
InitiateurGVT
Francis Mer
Gouvernement
Impact sur les finances publiques
Coûte 88 M€/anestimation 2003 · État
Source du chiffrage : Sénat, rapport général n° 68 (2002-2003) de M. Philippe Marini, tome II (examen des articles de la première partie du PLF 2003), article 11 (Chiffre officiel indirect)

Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.

Date d'effet
1er janvier 2003

Impact de la mesure

Concerne les professions libérales et autres titulaires de BNC de moins de cinq salariés, dont la taxe professionnelle diminue. Selon le Sénat, le coût devait passer de 88 millions d'euros en 2003 à 352 millions d'euros en 2006 dans la version initiale ; l'accélération votée représente un coût supplémentaire de 88 millions d'euros pour la seule année 2005.

Références officielles

Numéro de loi : Loi n° 2002-1575 du 30 décembre 2002 (LF 2003), art. 26
JO : JORF n° 304 du 31 décembre 2002

Chronologie de la procédure

Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.

100 %
8 / 8 étapes
Complété
1er janvier 2003

Mise en œuvre administrative

Application

Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration

Fraction de 9 % applicable aux impositions établies au titre de 2003, puis 8 % en 2004 et 6 % à compter de 2005.
Complété
30 décembre 2002

Signature Président de la République

Promulgation

Publication au Journal officiel

Acteurs
Jacques Chirac
Promulgation de la loi n° 2002-1575 de finances pour 2003, publiée au JORF n° 304 du 31 décembre 2002.
Complété
27 décembre 2002

Saisine éventuelle du Conseil constitutionnel

Contrôle constitutionnel

Décision de conformité / censure partielle

Décision n° 2002-464 DC du Conseil constitutionnel (conformité partielle de la loi), sur saisine de députés et de sénateurs du 20 décembre 2002.
Complété
18 décembre 2002

Assemblée nationale a le dernier mot

Parcours parlementaire

Si échec CMP

Résultat du vote
Adopté
Adoption définitive des conclusions de la CMP par l'Assemblée nationale (TA n° 50) et par le Sénat (TA n° 42).
Complété
12 décembre 2002

Commission mixte paritaire (CMP)

Parcours parlementaire

Désaccord éventuel

Acteurs
Philippe Marini, Gilles Carrez
Commission mixte paritaire (rapport n° 96, 2002-2003, de Philippe Marini et Gilles Carrez).
Complété
10 décembre 2002

Débat et vote

Parcours parlementaire
Résultat du vote
Adopté
Adoption en première lecture par le Sénat (TA n° 35, 2002-2003).
Complété
19 novembre 2002

Débat et vote

Parcours parlementaire

Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)

Résultat du vote
Adopté
Adoption en première lecture par l'Assemblée nationale (TA n° 37). L'Assemblée nationale a avancé à 2005 l'achèvement de la réforme à l'initiative de sa commission des finances.
Complété
25 septembre 2002

Transmission Assemblée nationale

Parcours parlementaire
Acteurs
Francis Mer, Alain Lambert
Dépôt du projet de loi de finances pour 2003 à l'Assemblée nationale (n° 230) par Francis Mer, ministre de l'économie, et Alain Lambert, ministre délégué au budget.