Taxe sur les ventes et locations de vidéogrammes : 2 % du prix payé par le client
L'article 7 de la loi du 18 juin 2003 crée, à compter du 1er juillet 2003, l'article 302 bis KE du code général des impôts : une taxe sur les ventes et locations en France, y compris dans les départements d'outre-mer, de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public. Elle est due par les vendeurs et loueurs sur le prix hors TVA payé par leurs clients (hors professionnels de la vidéo), au taux de 2 %, et elle est recouvrée comme la TVA. L'État prélève 2,5 % pour frais d'assiette et de recouvrement. Le produit est affecté au compte de soutien à l'industrie cinématographique et audiovisuelle. L'article 49 de la loi de finances pour 1993, qui fixait l'ancienne taxe sur la vidéo acquittée par les éditeurs, est abrogé au 1er juillet 2003. L'article a été introduit à l'Assemblée nationale sur proposition du Gouvernement.
À l'origine de la mesure
Un montant positif est une recette ou une économie pour les finances publiques ; un montant négatif est un coût ou une moindre recette.
Impact de la mesure
Les vendeurs et loueurs de DVD et cassettes paient 2 % de leur chiffre d'affaires hors TVA réalisé avec les particuliers ; la taxe n'est plus acquittée par les éditeurs. Selon le rapport du Sénat, le Gouvernement en attendait 20 millions d'euros supplémentaires par an pour le soutien au cinéma et à l'audiovisuel.
Références officielles
Sources
Chronologie de la procédure
Suivez l'avancement de cette mesure fiscale à travers les différentes étapes de la procédure parlementaire.
Mise en œuvre administrative
Entrée en vigueur de la mesure et mise en œuvre par l'administration
Signature Président de la République
Publication au Journal officiel
Débat et vote
Débat et vote
Débat et vote en séance publique à l'Assemblée nationale, ou engagement de la responsabilité du Gouvernement (article 49.3)